L’analyse du marché immobilier 2025 publiée par les Notaires de France le 8 décembre 2025 propose une lecture optimiste après une période particulièrement difficile. Avec l’enregistrement de 921 000 transactions et une croissance de 11 % des volumes de vente, l’année 2025 semble de toute évidence marquer un tournant pour le marché immobilier dans l’ancien. Au-delà de ces chiffres, ce nouveau bilan immobilier illustre aussi une véritable transformation du marché. Désormais, les acheteurs privilégient les atouts énergétiques et environnementaux des biens.
Les prévisions pour le quatrième trimestre 2025 et le début d’année 2026 prolongent la tendance favorable observée depuis l’automne 2024. Les appartements anciens devraient afficher une hausse de prix proche de 2 % tant en Île-de-France qu’en province, tandis que les maisons enregistreraient des hausses de prix de l’ordre de 1 % en régions et de 2,1 % dans la capitale. Le bilan immobilier 2025 des Notaires de France indique aussi que le pouvoir d’achat immobilier des ménages s’améliore sensiblement avec une augmentation de 4 %, ce qui permet d’accéder à des surfaces équivalentes à celles de 2022. Cette évolution encourageante s’appuie sur un contexte de crédit plus accessible et une confiance progressive des acheteurs. Néanmoins, comme le souligne l’étude, les incertitudes politiques et économiques invitent à la prudence et empêchent encore un redémarrage franc du secteur. L’appétence des Français pour l’investissement immobilier reste forte, mais elle s’accompagne d’une exigence accrue de stabilité et de visibilité à moyen terme.
Ces dernières années, l’influence des classes énergétiques sur les valeurs immobilières est indéniable. Entre 2021 et 2024, l’impact des étiquettes du DPE sur les prix n’a cessé de s’amplifier, et ce, quel que soit le type de marché considéré. Les habitations bien notées bénéficient d’une plus-value significative, tandis que les logements énergivores subissent des décotes de plus en plus lourdes, pouvant atteindre 25 % pour les maisons de classe G. Cette réalité touche désormais l’ensemble du territoire de France métropolitaine, y compris les zones les plus tendues, où la localisation primait jusqu’alors sur tous les autres critères. Il en résulte que la composition des ventes évolue en conséquence. La proportion de passoires thermiques, après avoir culminé à 17 % au printemps 2023, s’est stabilisée autour de 15 %. En revanche, les logements performants gagnent progressivement du terrain.
Face à un marché où le niveau de performance énergétique est devenu aussi important que la superficie ou l’emplacement, le recours aux services d’un diagnostiqueur immobilier certifié DPE constitue un véritable atout. Que l’on soit vendeur cherchant à valoriser au mieux son bien ou acquéreur souhaitant sécuriser son investissement, disposer d’un diagnostic précis de la performance énergétique permet d’appréhender sereinement toute transaction.